Tax – Advance Tax Agreement (ATA): New procedure – 7th January 2015

Tax – Advance Tax Agreement (ATA): New procedure – 7th January 2015

Posted on 07/01/2015

Advance Tax Agreement (ATA) – New procedure

On 19th December 2014, the Parliament adopted the Bill n° 6722 relating to the implementation of the “package for the future”. Among the tax measures, a formal provision dedicated to the ATA was introduced in the new paragraph 29a of the Abgabenordnung (General Tax Law).

A few days later, a Grand-Ducal Decree (hereafter “GDD”) was adopted on 23rd December 2014 dealing with the procedure applicable to the ATAs.

One of the inputs of the GDD consists in the fact that ATAs can be now granted in both individual and corporate taxation matters.

In addition, said GDD provides for conditions to be met so that an application for ATA may be accepted and examined by the Head of the competent tax office. First, the formal requirements include a written request that must be introduced prior to the implementation of the envisaged transactions. As for the substantive requirements, the application must provide with detailed information about the applicant, his professional activities as well as an in-depth analysis of the taxpayer’s situation and a duly motivated assessment of the legal and tax position adopted by the latter. The taxpayer must also ensure that the information transmitted to the Luxembourg tax authorities do reflect the reality.

The other input of the new procedure is constituted by the creation of an ATA Commission (hereafter the “Commission”). Whenever the request relates to corporate taxation matters, the Commission will be consulted by the Head of the competent tax office. Thus, said Commission is in charge of assisting the Head of the tax office in the uniform application of the tax law and in ensuring an equal treatment between the taxpayers.

The applicant is still allowed to meet with the Commission and defend his case verbally if the Commission agrees.

The Commission’s advice is transmitted to the Head of the tax office for execution. The ATA is then issued by the Head of the tax office. It is worth noting that an ATA cannot provide for tax exemption or discount.

As a general rule, an ATA is binding for a maximum period of 5 years. The Luxembourg tax authorities are bound by such ATA during the agreed duration except for certain situations where the description of the contemplated transaction is incomplete or incorrect or where the transactions that had been submitted to the approval of the tax authorities differ from the ones that were realised subsequently, or where there have been changes in national, European or international law.

The ATA is published in a summarised and no-name basis.

An administrative fee applies in case of ATA in connection with corporate tax matters. Its amount varies between EUR 3.000 and EUR 10.000 depending on the complexity of the envisaged transaction.

The new procedure is applicable for ATAs submitted as from 1st January 2015. For already submitted ATAs that are pending as of 1st January 2015, these will be automatically transmitted to the Commission and examined according to the new procedure as described above.
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Décisions fiscales anticipées – Nouvelle procédure

Le 19 décembre 2014, le Parlement a adopté le Projet de loi N° 6722 relatif à la mise en œuvre du « paquet d’avenir ». Parmi les mesures fiscales annoncées figure l’instauration officielle d’une procédure régissant les demandes de décisions anticipées en matière fiscale qui est désormais expressément prévue par le nouveau paragraphe 29a de l’Abgabenordnung (Loi générale des impôts).

Dans la foulée, le 23 décembre 2014 a été pris un Règlement grand-ducal (ci-après le « RGD ») déterminant la procédure applicable aux décisions fiscales anticipées.

L’une des nouveautés du RGD consiste en ce qu’il est possible désormais d’introduire des demandes anticipées à la fois en matière de fiscalité des personnes physiques et des personnes morales.

En outre, le RGD fixe les conditions afin qu’une demande de décision anticipée soit recevable et instruite par le préposé du bureau d’imposition compétent. Parmi les conditions de forme, on trouve notamment l’exigence d’un écrit, du caractère anticipé des demandes par rapport aux opérations envisagées. Quant au fond, le RGD insiste sur l’identification du demandeur, la description de ses activités ainsi que l’analyse juridique détaillée de la situation du contribuable accompagnée d’une motivation circonstanciée de la position juridique et fiscale que souhaite adopter ce dernier. Le contribuable doit également garantir la conformité des données communiquées à l’Administration des Contributions Directes (« ACD ») à la réalité des opérations.

Par ailleurs, l’autre nouveauté de la procédure réside dans la création d’une Commission des décisions anticipées (la « CDA »). Ainsi, lorsqu’il s’agit d’une demande anticipée relative à la fiscalité des personnes morales, le préposé du bureau d’imposition compétent la soumet pour avis à la CDA. Cette dernière a donc pour mission d’assister le bureau d’imposition dans l’application uniforme de la loi et de veiller au respect du principe de l’égalité des contribuables devant la loi fiscale.

Le contribuable peut toujours demander à être reçu pour exposer oralement ses arguments si la CDA décide ainsi.

La CDA émet son avis au préposé du bureau d’imposition pour exécution et la décision anticipée est prise par le préposé du bureau d’imposition compétent. Il est à noter que la décision anticipée ne peut emporter exemption ou modération d’impôt.

En principe, la décision anticipée est valable pour une période maximum de 5 ans. Elle lie l’ACD pour la période convenue sauf découverte par l’ACD du caractère incomplet ou inexact des opérations décrites ou divergence entre la réalité des opérations réalisées et celles soumises à l’appréciation de l’ACD ou en cas de modifications ultérieures du droit national, européen ou international.

La décision anticipée est publiée sous un format synthétique et anonyme.

S’agissant de demandes relatives à la fiscalité des personnes morales, une redevance est due à l’ACD. Son montant varie entre EUR 3.000 et EUR 10.000 selon la complexité de la transaction envisagée.

La nouvelle procédure est applicable pour les demandes de décisions anticipées introduites à partir du 1er janvier 2015. Les demandes de décisions anticipées introduites et en cours d’examen au 1er janvier 2015 sont de plein droit transmises à la CDA et instruites selon la nouvelle procédure décrite ci-dessus.